Les Amants De La Mer 

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« La mer est aussi profonde dans le calme que dans la tempête »
 

 Un quai, la nuit, un couple s’étreint :

L’air embaumé d’un léger parfum

Répand son arôme jusqu’au lointain ;

Il embrasse ses épaules, elle caresses ses mains,

Les contours de leur corps s’emmêlent, ne font plus qu’un.

Enfin l’homme s’esquive, se dirige vers demain,

Aventurier d’un soir, il poursuit son chemin…

Un quai, la nuit, l’homme n’est plus qu’un point.

En mer, la nuit, avis de tempête :

Les flots se déchaînent puis se projettent

Sur la coque du bateau et la fouette ;

La navire se cabre et soupire à tue-tête,

Les voiles se déchirent, résonnent les clochettes

Au plus haut du navire en sourdine dans sa tête.

Les vagues monstrueuses emportent sa silhouette,

Un accord lamentable de miettes et de paillettes…

En mer, la nuit, chantonnent les mouettes.

Chaque jour, elle se rend sur le rivage

Pendant des heures, scrutant les flots sans visage

Elle arpente les bords de la plage

Désepérement vides de maquillage…

Chaque jour, elle se rend sur le rivage.

Soleil d’un soir, reflet du miroir :

Vacillant dans un halo brumeux

Une coque se détache du brouillard

La bateau accoste, prudent et silencieux.

L’homme pose le pied comme un cri de victoire ;

Elle s’élance en courant d’un pas leste, harmonieux

Elle embrasse ses épaules, il caresse ses cheveux

Ils s’éloignent avec fougue, plus jamais d’aurevoir.

( 10 juin 2005 )



 

La Tactique Du Tic Tac 

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« Le temps qui adoucit la peine n’efface pas le souvenir » 

Tic Tac Tic Tac, l’horloge vaque…

Les aiguilles tournent et tourbillonnent

Au rythme dense et infernal

D’une cadence musicale ;

Elles se retournent et papillonnent :

Tic Tac Tic Tac

Ding Dong Ding Dong, j’entends le gong…

Du carillon, un bruit sonore

Qui retentit dans mes tympans

Une mélodie à contretemps ;

A l’unisson, comme un accord :

Ding Dong Ding Dong

Clic Clac Clic Clac, l’horloge claque…

La mécanique caracole

Clopin-clopant, elle perd pied

Du va et vient du balancier

Cric Crac !

Un ange passe…

Tic Tac Tic Tac, l’horloge vaque…

Les aiguilles tournent et tourbillonnent

A l’harmonie du métronome

Qui s’adoucit si monotone ;

Je me retourne puis elle chantonne :

Tic Tac Tic Tac

( 9 juin 2005 )



Valse d’Automne 

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« L’automne est le printemps de l’hiver » 

Paysage embrouillé, la nature s’habille

D’un manteau chocolat à l’arôme de vanille

Et les arbres effeuillés, l’alizé et ses vrilles

Dessinent du bout des doigts l’automne qui scintille

Une feuille, deux feuilles, trois feuilles

Tombent les feuilles

Elles se tachent, se détachent

Sans attache, elles s’envolent

Paysage embrumé, esquissé d’un trait noir

Au lointain, l’horizon se confond et s’égare

Le soleil s’est caché à la vue du brouillard

Et défilent ces moutons grisonnés au hasard

Une feuille, deux feuilles, trois feuilles

Tombent les feuilles

Elles se lassent, puis s’enlacent

Et leur valse frissonne

Paysage ombragé, toile de fond clair-obscur

Le ciel est crayonné, barbouillé de sculptures

Qui se laissent glisser, virer d’un élan pur

Et l’eau de pluie perlée dilue cette peinture

Une goutte, deux gouttes, trois gouttes

Tombent les gouttes

Elles se lancent, se balancent

En cadence sur nos toits

( 7 juin 2005 )



Embrase-Moi 

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  »L’esprit est un feu dont la pensée est une flamme »

A la vue de ton regard, à l’approche de ton sourire
Ô mon bel inconnu, tu as su m’éblouir

La flamme de tes yeux, la lueur de ton désir
Ô mon bel inconnu, par ta chaleur je soupire

A la pointe de l’épée, tu ravives, ce soir d’été
Des étincelles par milliers que j’avais laissées flamber

Je sens naître dans mon être cette passion enfiévrée
Qui s’enflamme, me désarme, Ô oui toi mon bien-aimé

Des éclats d’artifices se projettent autour de nous
Mes cendres s’éclaircissent et flamboient jusqu’à ton cou

Je sens mon corps qui crépite
A l’approche de ta flamme
Et je fonds, deviens pépite
La pépite d’or de ton âme

Au contact de ta peau, à l’approche de tes mains
Ô mon bel inconnu, je m’envole aussi loin
Où je brûle, me consume
Je suivrai le droit chemin

Je t’écris d’un coin du feu, je t’écris un soir de pluie
Et l’orage se fâche jusqu’au bout de la nuit
Et l’éclair, cette hâche, me rappelle cette envie
Me ravive cette flamme
Me ravive puis me crâme  

( 6 juin 2005 )



Au Coeur De l’Océan 

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 « Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges

Jeter l’ancre un seul jour ? »

 Parée de ses plus beaux atours, aussi belle que le jour
La mer est son univers

Tout aussi sage qu’une image, aussi vive qu’un diamant
Un livre ouvert à une page où sa plume se répand
Le silence de l’océan n’est autre que son langage
Son histoire au mesure du temps qu’il écrit rempli d’images

Parée de ses plus beaux bijoux, aussi douce qu’une joue
La mer est son univers

Au-delà de tout horizon, elle s’étend à l’infini
Le reflet de chaque rayon du soleil de midi
L’éclat des songes de ses nuits, miroir de ses émotions
Le grand bleu est son paradis, son désir et sa passion

Parée de ses plus beaux cristaux, aussi claire qu’un joyau
La mer est son univers

Sensation d’une liberté, il s’enferme dans ce monde
Où luxe, calme et volupté noient chacune des secondes
Mélodie, musiques des ondes sont le guide d’une odyssée
Un voyage tout au bout du monde sans fin, pour l’éternité

Au plus profond de l’océan, bercé par l’enchantement
La mer est son univers
 Douce-amère
Elle est son temps

( 31 mai 2005 )



Mélodie Des Mots 

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 « La poésie est cette musique que tout homme porte en soi »

Un accord, des accords en désaccord
Ta musique est mon décor
La lumière de mon corps
Mon record, à corps perdu

Ta musique devient mon ange
Angélique, elle est ma muse
L’angélus, mon as de pique

Pique de coeur sacré vainqueur
Au coeur du choeur et par coeur
Ni amertume ni rancoeur
La mer amère ne m’écoeur

Goutte à goutte, je te goûte
Et rien en toi ne me dégoûte
Tu m’enlaces, me délasses
Et rien en toi ne me lasse

Je vois sur ta joue
Qu’une larme se joue
Elle roule, coule et s’enroule
En découle mon bijou
Ma loi, mon roi, TOI

( 26 mai 2005 )



La Course Aux Etoiles 

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 « Les étoiles sont au ciel comme les lettres dans un livre »

 Lentement, 

le jour s’estompe, la lumière décline.

Doucement,

je vagabonde ; lassée, je m’incline.

De ses couleurs orangées, dans ce ciel clarté obscure

Le soleil cristallisé s’enveloppe d’une robe pure

Et ce voile fragilisé par l’éclat d’une blessure

Entreprend son envolée par-delà toute mesure.

Le frisson m’envahit à l’approche de la brise

Et je sens, sous mes pieds, le désir qui se brise.

Vivement,

la voûte se déchire, une étoile défile.

Promptement,

je me laisse conduire et le soleil s’effile.

De ses ailes déployées, dans ce ciel clarté obscure

Mon ange métamorphosé me transporte d’un élan pure

Où se mèlent nos destinées unies pour un même futur

J’entreprends mon envolée par-delà toute mesure.

Nous flotterons au gré du vent

Suivant l’odyssée d’un instant

Où le temps se suspend

Nous flotterons au gré du vent

S’approchant vers le firmament

Où le temps se suspend…

C‘était au crépuscule d’un soir, je me souviens maintenant

Je me suis laissée bercer par des louanges et des chants

Qu’entonnent les sirènes de l’océan

Si reines de l’eau céans !

(21 mai 2005)



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