Un Jour, Mon Ange 

 larme18fy 

« Toutes les passions, comme le nom l’indique, viennent de ce que l’on subit au lieu de gouverner » 

Un jour si fort, un lendemain si pâle

Qui me lie encore à l’alcool de ton âme

Dans chacune de mes veines coulent à flots

Ces poisons que tu m’as versés un an plus tôt

Un jour ici, un lendemain ailleurs

Comme rêverie qui s’efface en douceur

Louve à pattes de velours tu as blessé

Quand tes yeux de félin, sur moi, se sont posés

Un jour, j’oublie, un flash et je me noie

Je m’accroche au vide qui déserte mes pas

L’impalpable volupté souffle violent

Des pluies de souvenirs mêlés que j’aime tant

Un jour certain, un lendemain peut-être

Sera le destin qui s’ouvre à nos fenêtres

Tes regards inavoués d’ange-démon

Quelques larmes d’un vent glacé à l’horizon

Un jour, un ange, une lune océan

Ce jour, mon ange, d’or et d’argent

Flamboiera d’innocence et de poudre de feu

Quelques vapeurs d’essence suffira à nous deux

Pour somber, inconscients, comme signe d’adieu

( 24 avril 2006 )



 

Au Fur et à l’Usure

  Shepherds-Delight

« Tout comme la poésie, la sculpture ou la peinture, la vie a ses chefs-d’oeuvres précieux » 

Elle est là, innocente et sage

Sant but précis, sans langage

Elle attend l’heure du passage

Qui fera d’elle un coquillage

Chut, faites taire le silence

Le maître entame son ouvrage

La lame fine de la gouge

L’a transpercée jusqu’à son flanc

L’océan de nuages rouges

Fait couler ses larmes de sang

Elle s’immisce et puis se glisse

Jusqu’à l’entraille de ses failles

Le cri strident de la cisaille

Projettent braises d’artifices

L‘éclat tranchant d’un vieil vouge

L’a tailladée, copeaux d’encens

L’océan de nuages rouges

De ses cendres se fait naissant

L‘artiste taille et la détaille

Au supplice de son esquisse

Qui s’enribanne de coraile

Il jette l’encre et ses hélices

Son nom se grave sur l’émail

De sa sculpture, de son caprice

Chut, faites taire le silence

Son âme vit, sort de sa cage !

( 30 août 2005 )



 

Au Charme des Charmettes 

En compagnie de leurs amis musiciens, Madame de Warens et Jean-Jacques Rousseau vous invitent à venir partager la douceur d’une nuit d’été, un soir de l’an 1736… 

 Il était une fois, au milieu d’un jardin

Un voyage lointain

Où l’horizon se noit

Faites honneur à ces voix et suivez le chemin

Une touche légère d’un parfum enivrant

Se dessine dans l’air aux arômes palpitants

Les caresses du vent, d’une valse éphémère

Nous emportes outre-temps sur les pas du mystère

Frénésie harmonieuse aux allures envoûtantes

De vos notes gracieuses qui s’effilent, ruisselantes

Elles s’envolent, charmantes, et se font mélodieuses

Comme étoile filante qui nous souffle berceuse

Vivifiante lueur d’une flamme timide

Qui réchauffe nos coeurs aux rythmes impavides

Claironnante et limpide, elle embaume l’ailleurs

De poussières candides d’un cocon de chaleur

En cette nuit d’été, l’ombre étend son long voile

Sous un ciel pailleté où s’éveillent les étoiles

Il était une fois, au milieu d’une cour

Un délicieux parcours

Où l’horizon se noit

Faites honneur à ces voix qui vous guident sans retour

( 15 août 2005 )



 

Le Chant des Roses 

 

« Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction »

Lueur de mille feux du soleil qui pétille

Dans l’éclat de vos yeux des étoiles scintillent

Les sourires radieux dont vos lèvres s’habillent

Illuminent les cieux d’un parfum de vanille

Douceur fraîche et câline des pétales de rose

Qui vous soufflent, divines, une note grandiose

Et votre ange butine le bonheur de l’osmose

Qui est joie diamantine d’un amour eau de rose

Harmonies de vos pas d’une valse enflammée

Qui crépite et flamboie en plein coeur de l’été

Majestueuse odyssée d’une reine et son roi

Les griffes acérées, l’orchestre nous déploie

Ses accords endiablés, tango ou cha-cha-cha

Viva dolce vita pour nos deux jeunes mariés

( 2 août 2005 )

à Fabrice et Cécile qui se sont dit OUI le 25 juin 2005 !

Je vous aime très fort !



 

Teste-moi, Déteste-moi 

 musique 

« En présence d’un être, on dirait que ce ne sont pas tellement les paroles qui comptent, mais leur musique. Et que dire de la beauté des gestes, du mouvement des yeux et des lèvres ? Il y a comme une fascination qui met un voile entre vous et l’autre. » 

Comme autant de cymbales, pulsations chrysocales

Les battements de mon coeur s’entrechoquent et m’écoeurent

Nos regards s’entretuent, s’entrecroisent, s’accentuent

Défie-moi mon amour, hurle-moi au secours.


Je suis bulle de champagne qui pétille et frétille

Nos élans s’émoustillent, se rejoignent, s’accompagnent.


Tel un fou assoiffé, tentation enfièvrée

Tu t’approches et me frôle, prise au piège de ta geôle

Tu m’enserres toute entière, mon chéri, mon trésor

J’ai la haine de tes veines et le goût du dégoût.


La puissance de tes sens insensés me transcendent

Tu décores mon corps de parfum endiablé

Me courtise, m’hypnotise, sculpture électrisée

Continu mon amour ce point de non-retour.


Comme autant de klaxons, percussions barytonnes

Saxophones qui résonnent, qui s’adonnent, qui m’assomment

Je délecte ton charme de douleurs exquises

Me connecte et m’acharne, jusqu’au bout tu m’attises.


Et nos corps se balancent, pas de danses en cadence

Et tes lèvres humides, impavides, intrépides

Et tes mains sur mes hanches, tu te penches et je flanche

Et je brûle, me consume

Et je fond, me confond


J‘ai le mal de ce mâle et sa chair dans ma chair

Le vacarme du son me désarme, soumission !

( 29 juin 2005 )



 

Confusion De Mes Songes 

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« La rêverie est le clair de lune de la pensée » 

Peinture à plume, stylo à l’huile

Crayon caresse l’esquisse brûlée

Glisse et parfume le fil du style

Fais-toi noblesse et majesté !


Croissant de neige, flocon de lune

Cristaux d’ivoire, croquant moelleux

Tourne manège du haut des dunes

Et fais-moi voir l’écume des cieux.


Bouquet de blés, épi de fleurs

Rosier égrène l’illustre charme

Valse étoilée, brillant danseur

Devient ma reine, sèche mes larmes.


Maison de sable, désert hanté

Tornade aride, souffle de braises

Oeuvre du diable, affres blessés

Fais-toi torride, devient mon aise !


Nature morte, portrait vivant

Face à rondo, face bécarrée

Lignes courbées d’un quiproquo

Agencement désordonné

De mes pensées méli-mélo

Portrait vivant d’une nature morte !

( 23 juin 2005 )



Douceurs d’Eclipse 

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« Quand le soleil s’éclipse, on en voit la grandeur » 

 Boule de feu rouge cuivré

Le soleil s’est enveloppé

D’un costume bien taillé

Fleur d’oranger pimentée

Une touche salée poivrée

Assortiment saisonné

Croissant chaud, blancheur nacrée

La lune s’est enveloppée

D’une robe dentellée

Pomme canelle citronnée

Un soupçon sucré miellé

Mariage collé-serré

Passion sage, tarte croquée

La lune s’est ensoleillée

Sucre d’orge assaisonné

Gourmandise sucrée salée

Une pincée gratinée

Union d’un amour caché

Frénésie acidulée

D’un soleil bien luné

Et de pulpes orangées

Mousse onctueuse, lait velouté

Un doigté de crème fouettée

Alliance jeu caliné

Le soleil a rendez-vous avec la lune

Tendre flirt, teinte brune !

( 19 juin 2005 )



SOS d’un Paquebot en Détresse

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« Je vole… »

Paquebot légendaire, sacré géant des mers

Créature endiablée poursuit sa traversée…

Le ciel clair et dégagé laisse pâlir ses étoiles

La nuit camouflée d’un voile laisse embellir le danger

La luxueuse salle à manger regorge d’or et de paillette

A leurs pieds, les moins aisés poussent les joies de la fête.

Paquebot légendaire, sacré géant des mers

Créature endiablée poursuit sa traversée…

Immobile, inanimé, le fantôme solitaire

Attend l’heure du calvaire, masse blanche glaçonnée

Les lumières ornées d’argent s’affaiblissent et puis s’éteignent

Les bougies, lassées du temps, diminuent et puis s’éteignent.

Paquebot légendaire, sacré géant des mers

Son gémissement hurlé semble ne jamais percer…

La nuit sombre et constellée laisse résonner le souffle

Qui rugit et puis s’étouffe du soupir de ces fusées

Paquebot légendaire, sacré géant des mers

Sans bruit, sa proue chavire, adieu louable empire…

Le ciel clair et dégagé laissait pâlir ses étoiles

La nuit camouflée d’un voile laissait frémir le danger

Il était, ce soir d’avril, sur l’océan atlantique

Son destin indélébile d’une catastrophe tragique

Les journaux l’ont annoncé : le Titanic a sombré !

( 18 juin 2005 )



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