Christian le Lion

J’ai découvert cette histoire lors de l’émission « Les 30 histoires les plus spectaculaires » sur TF1, diffusée le 22 novembre 2008. Elle a été placé en 1ère position et m’a ému jusqu’aux larmes. Je souhaite vous la faire partager.

Cela se passe dans les années 60, alors que deux amis se présentent dans une boutique d’animaux exotiques. Ils aperçoivent un lionceau enfermé dans une cage, et sont complètement outrés de le voir prisonnier d’un espace si restreint. Ils décident donc de l’acheter au propriétaire de la boutique, qui était de toute façon très heureux de s’en débarrasser.

Pendant un an, les deux amis gardent et élèvent le lionceau. Ils devaient avoir un conception très comique de l’histoire religieuse, car ils l’ont appelé Christian, (donc chrétien, en anglais) comme les chrétiens qui étaient jetés aux lions il y a 2000 ans. Christian habitait dans leur boutique, où il avait une grande litière et où il mangeait 4 repas par jour, 2 repas solides, 2 repas liquides.

Les passants étaient souvent impressionnés de voir un lionceau dans une boutique, mais dans les années 60, ce n’étais pas quelque chose de si spécial. De plus, il semblerait que Christian avait un drôle de sens de l’humour, car lorsqu’il voyait que des passants regardaient à travers la vitrine, il figeait pour les convaincre qu’il n’était qu’une peluche, puis après quelques temps, tournait lentement la tête pour faire paniquer ces pauvres piétons.

À mesure qu’il grandissait, il devenait plus lourd, et plus grand, et en venait même à faire des câlins à ses maîtres, en se levant sur ses pattes de derrière et en appuyant celles de devant sur leurs épaules.

Un an après avoir été acheté, Christian commence à être très gros, grand et lourd. Pesant à peine 30lbs lors de son acquisition, il en pèse maintenant plus de 150, et il prend de la place. Ses maîtres commencent à réaliser qu’ils ne pourront plus le garder très longtemps. Et si eux ne peuvent pas le garder, qui le pourra? C’est alors qu’un acteur, ayant joué récemment dans un film parlant des animaux en liberté en Afrique, vient par hasard visiter leur boutique. Impressionné par le lion, il promet à ses maîtres d’essayer de les mettre en contact avec l’homme qui était conseiller lors du tournage de son récent film, et qui s’occupait de réintégrer les bêtes dans la nature.

Christian retourne en Afrique

Les maîtres réussissent à rencontrer cet homme qui accepte de les recevoir. Lorsque Christian arrive au Kenya, il n’aime visiblement pas l’atmosphère. Trop chaud, trop poussiéreux. Le lion a une fourrure bien plus épaisse que la normale, étant donné le climat d’Angleterre. De plus, il est enfermé dans le coffre d’une camionnette, entouré d’un grillage, et couché sur un tapis de paille, lui qui est habitué au siège arrière moelleux des voitures anglaises. Au cours du voyage vers la réserve, les maîtres demandent d’arrêter, car Christian doit faire ses besoins. Le gardien d’animaux refuse : s’il se sauve, nous le retrouveront jamais, et il se fera tuer très rapidement. Ils insistent et finissent par gagner leur point.

Le lion sort, fait ses besoins. Le gardien est très nerveux. L’un des maîtres fait “Allez hop, en voiture”, et le lion saute dans le coffre de la camionnette. Impressionné, le gardien accepte donc de réintégrer le lion à la faune locale. Comme une telle opération était couteuse, les Londoniens avaient eu l’idée de tourner un documentaire de la réinsertion sociale du lion à son habitat naturel, pour lequel ils eurent des subventions.

 Le gardien a déjà un ami lion, appelé Boy, qui était domestiqué mais qui est redevenu sauvage et membre d’une troupe de lions. Mais Boy revient parfois voir son vieil ami. C’est avec Boy que Christian apprendra les rudiments de la nature sauvage africaine. À leur première rencontre, Christian ignore les règles félines, qui consistent à respecter le lion le plus vieux et le plus fort. Bien qu’ils soient séparés par un grillage de métal, Boy réussi à le plaquer au sol d’un coup de tête. Christian comprend rapidement le principe.

Après plusieurs essais, ils finissent par se côtoyer sans clôture. Christian apprend à connaître la faune locale, spécialement en essayant de jouer avec un rhinocéros qui l’a rapidement retourné dans les airs. Boy, découragé, est allé le chercher en lui lançant un regard dont le message devait approximativement être “L’été va être long…”

Finalement, Christian s’intègre au troupeau de lion local, et ses maîtres repartent à Londres…

Les retrouvailles

Plus d’un an plus tard, les deux Anglais doivent aller en Afrique et veulent en profiter pour prendre des nouvelles de Christian auprès du gardien de la réserve. “Je ne l’ai pas vu depuis près de 9 mois. Il y est très peu probable que vous le revoyez. De plus, il n’y a aucune chance qu’il vous reconnaisse, maintenant qu’il est de retour dans son habitat naturel”. Ils insistent quand même pour aller le rencontrer, juste au cas.

Lorsqu’ils arrivèrent sur la réserve, le gardien les attendait. Lui qui était reconnu pour comprendre les lions, et communiquer ses sentiments avec eux, il avait une bonne nouvelle pour les ancien maîtres. “Christian est sur le rocher là-bas. Il est revenu hier. Mais je vous averti, il est avec ses lionnes, et il ne vous reconnaitra pas. Ça peut être dangereux”.

Mais cela n’importe peu aux Londoniens, qui ne veulent que le voir, maintenant qu’il est devenu adulte.

À leur stupéfaction, le lion descendit du rocher, et s’arrêta en les regardant intensément. Ils prirent une chance, et l’appelèrent…

Le lion fit quelques pas… et tout à coup…

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Une dernière vidéo résumant cette histoire avec, pour fond sonore, une magnifique chanson de Withney Houston : « I will always love you » ! Magnifique !

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Barack Obama, premier président noir des États-Unis

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WASHINGTON (Reuters)Le démocrate Barack Obama a remporté l’élection présidentielle américaine, devenant le premier président noir de l’histoire des Etats-Unis et tournant la page de huit années républicaines à la Maison blanche.

Barack Obama, 47 ans, succédera officiellement à George Bush le 20 janvier 2009, après sa victoire aux dépens de John McCain.

Il pourra s’appuyer, pour mettre en oeuvre les changements qu’il a promis pendant une campagne entamée il y a presque deux ans, sur une majorité élargie des démocrates au Congrès, où l’on renouvelait mardi la totalité de la Chambre des représentants ainsi que 35 des 100 sièges du Sénat.

Des scènes de liesse ont salué à travers le pays l’annonce de la victoire du sénateur métis, notamment dans son fief de Chicago, où il a prononcé un discours d’une dizaine de minutes devant plus de 200.000 personnes massées dans le Grant Park.

« Il a fallu beaucoup de temps mais ce soir, grâce à ce que nous avons accompli aujourd’hui, à cet instant précis, le changement est arrivé en Amérique », a-t-il dit.

« La route qui nous attend est longue. Le chemin sera escarpé. Nous ne toucherons peut-être pas à notre but en un an, ou même en un mandat. Mais, Amérique, je n’ai jamais eu autant d’espoir que nous y arriverons », a-t-il ajouté.

A Phoenix, dans l’Arizona dont il est sénateur, John McCain, 72 ans, a reconnu sa défaite et annoncé avoir appelé Barack Obama au téléphone pour le féliciter.

« Nous avons achevé un long voyage. J’appelle tous les Américains qui m’ont soutenu à se joindre à moi pour féliciter le futur président mais aussi pour l’assurer de notre bonne volonté », a déclaré John McCain. Le président George Bush a téléphoné pour sa part à Barack Obama pour le féliciter.

DES ÉTATS ROUGES QUI PASSENT AU BLEU

L‘arrivée à la Maison blanche de cet homme né d’un père kényan noir et d’une mère blanche du Kansas est un moment de l’histoire des Etats-Unis, 45 ans après l’apogée du mouvement pour les droits civiques mené par Martin Luther King.

Le révérend Jesse Jackson, figure majeure de ce mouvement des droits civiques, s’était joint à la foule au Grant Park. Des larmes coulaient sur ses joues.

La succession de George Bush s’annonce difficile pour le 44e président des Etats-Unis, appelé à relancer l’économie du pays, gérer les guerres d’Irak et d’Afghanistan, composer avec un déficit public proche de 500 milliards de dollars et redorer le blason du pays à l’étranger.

A Washington, Noirs et Blancs ont fêté ensemble devant la Maison blanche la victoire d’Obama et le départ prochain de Bush. Les automobilistes klaxonnaient un peu partout dans la capitale fédérale. On faisait aussi la fête à New York, à Times Square, comme dans nombre d’autres villes américaines.

Barack Obama s’est acquis le soutien d’au moins 349 grands électeurs, beaucoup plus que les 270 nécessaires pour s’assurer la majorité au collège qui doit élire formellement le président des Etats-Unis.

Après le dépouillement de 96% des bulletins de vote, Barack Obama remportait en outre le vote populaire avec 52% contre 46% pour John McCain, soit un écart moins grand, a priori, que ce que prévoyaient certains sondages de fin de campagne.

Barack Obama n’en a pas moins recueilli environ 5,4 millions de voix de plus que son adversaire. En 2004, George Bush avait devancé John Kerry de 3,5 millions de voix environ.

John McCain, qui dispose pour l’instant du soutien de 159 grands électeurs, a vu rapidement ses espoirs chanceler puis s’évanouir en constatant sa défaite dans une série d’Etats clés comme l’Ohio – où s’était jouée l’élection présidentielle de 2004 – puis la Floride – où s’était jouée celle de 2000.

Barack Obama a raflé d’autre part des Etats comme l’Iowa, le Nouveau-Mexique, l’Indiana, le Nevada et le Colorado, tous remportés par George Bush en 2004. En Virginie, il s’est offert un succès de choix : cet Etat n’avait plus voté en faveur d’un candidat démocrate à la présidentielle depuis Lyndon Johnson en 1964. L’annonce de sa défaite en Pennsylvanie a ôté ensuite à John McCain ses derniers espoirs de remporter un Etat penchant pour les démocrates.

DÉMOCRATES SOUS LA BARRE DES 60 SIÈGES AU SÉNAT

L‘élection de Barack Obama s’accompagne d’une victoire écrasante des démocrates au Congrès, où le parti de l’âne renforce sa majorité aussi bien au Sénat qu’à la Chambre des représentants.

Au Sénat, les démocrates ont remporté au moins cinq sièges supplémentaires, ce qui les situerait à au moins 56 sièges. Ils n’atteindraient cependant pas la barre des 60 sièges qui leur permettrait de surmonter nombre d’obstacles de procédure, ce qu’on appelle les « flibustiers », que ne manqueront pas de dresser les républicains face à leurs initiatives.

Les démocrates peuvent se targuer d’avoir battu deux sortants de marque : Elizabeth Dole, sénatrice de Caroline du Nord et épouse de l’ancien candidat républicain à la Maison blanche Bob Dole, ainsi que le sénateur du New Hampshire John Sununu, ancien secrétaire général de la Maison blanche durant le mandat de George Bush senior.

A la Chambre des représentants, les démocrates devraient remporter 25 sièges de plus qu’ils n’en avaient, disposant dès lors d’une majorité plus nette encore.

Par John Whitesides (journal « Le Monde » du 5 novembre 2008)



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