L’Amante 

« L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ; il coule, et nous passons »

  Cygne-noturne-au-vieux-port

 Sous un ciel perlé, ensemencé d’étoiles,

S’engouffre la magie d’une nuit miroitante.

Les bateaux ivres et fous, près du port endormi,

Carillonnent au vent tel l’écho cliquetant

De flutes en cristal qui sonnent l’abyssal.

Une valse à deux temps, cadencée, alanguie,

Esquissée par les flots, dociles escargots,

Déploie son récital d’un style magistral.

Assise au bord de l’eau, l’amante vient enfouir

 Des larmes douces-amères, l’ombre de ses chimères,

Sous l’étreinte ensablée des dunes ouatées.

Par-delà l’éternel, ensemencé d’étoiles,

S’exhale en mélopée l’air d’un Stradivarius.

(février 2009)



Laisser un commentaire

Le monde de alarc |
Les écrivants |
Le gagnant |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | l'antre d'obéron
| lecriture
| Mon passe-temps ... la poésie