L’Etre Déchiré

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J’aime quand tes yeux couleur de brume / Me font un manteau de douceur / Et comme sur un coussin de plume / Mon front se pose sur ton coeur

Une lune d’argent éclabousse l’azur

Elle saupoudre de glace l’onde pur

A travers la fenêtre, elle déverse ses pleurs

Chatoyante étincelle qui se meurt

Une flamme soyeuse d’un brin rosé timide

Laisse couler son âme dans le vide

Quelques gouttes qui tachent et qui suivent le fil

Des vagues aux reflets d’huiles immobiles

Une plume audacieuse semble écorcher son coeur

Sur le papier froissé, elle demeure

Elle arrache en lambeaux d’ensanglantes blessures

Qui s’écoulent et s’écroulent en peinture

Une larme éclatante éclabousse ses cils

A travers le silence, elle défile

Elle transperce sa peau d’un goût âcre et acide

Chatoyante cisaille translucide

Sous le poids du supplice, le vent hurle sa peine

Quelques ondes électriques se déchaînent

L’atmosphère se charge de silhouettes encrées

Qui ne sont que morceaux émiettés

D‘une lettre d’amour déchirée

(6 mai 2006)



1er Mai

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« S’il ne pleut pas le 1er mai, que les larmes des humains soient totalement séchées »

Bon 1er Mai à tous !!!



Grégory Lemarchal

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« Et si ma vie n’est qu’une cause perdue, je partirais libre d’y avoir au moins cru… A corps perdu ! »

Il y a tout juste un an, un ange s’est envolé pour rejoindre le paradis blanc.

Une pensée émue…

Petit Prince à jamais dans nos coeurs !



 « Papillon Noir », un film de Christian Faure

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« Comme deux noirs papillons qui s’accolent, puis se disjoignent, puis s’accolent »

Avec : Eric Cantona (Jack), Stéphane Freiss (Richard), Hélène de Fougerolles (Laura)…

Résumé : Richard, un scénariste alcoolique, sans talent et au bord du gouffre a rendez-vous dans un restaurant perdu dans le Vercors avec Laura, agent immobilier, pour vendre sa maison. Un reportage diffusé à la télévision  évoque la disparition d’une jeue femme, la sixième dans la région. C’est dans ce même restaurant que le hasard le met en présence de Jack, un vagabond qui le tire d’un mauvais pas. Il l’invite à dormir chez lui. Rapidement, Jack devient omniprésent, semblant deviner les moindres faits et gestes de Richard. De plus en plus vive, la tension entre les deux hommes vire bientôt au jeu de rôle dangereux et violent. Dans ce jeu de dupes, fait de non-dits et de sous-entendus, chacun adopte une attitude qui vise à dissimuler son vrai visage. 

Commentaire personnel : Un thriller psychologique très intéressant, riche en suspense et en angoisse. Un bémol pour Eric Cantona et Stéphane Freiss, deux personnages aussi énigmatique l’un que l’autre. J’ai adoré la façon dont le film a été tourné, l’ambiance noire et sinistre qui se dégage de ce film donne la chair de poule. Les doutes s’installent très vite, nous font perdre pied. La tension monte tout en crescendo et nous entraîne dans les griffes d’un tueur en série. La fin est tout aussi surprenante, renversante et je dirais même plus, bouleversante. Un film époustouflant ! Un scénario diaboliquement efficace !



 

Etre Ange Aux Mains d’Argent 

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« Hold me ; I can’t » 

Par-delà les ténèbres s’infiltre une brume étouffante

Son antre majestueuse déploie ses ailes méléfiques

Ses oeuvres pacifiques ornent d’éclat l’ombre valseuse

Par-delà les ténèbres, il scrute les eaux miroitantes…

Sa pureté angélique, sa naïve candeur

Le font être divin de métal argenté

Il cisèle de ses mains, de ses doigts aiguisés

Des spectres oniriques qui subliment l’ailleurs

Par-delà l’infini, par-delà l’éternel

En milliers de poussières éclatées de cristal

Il remplit l’univers de reflets magistrals

Des flocons éblouis tourbillonnent à tire-d’ailes

Il esquisse l’épine pour sa rose de feu

Par la frêle beauté d’un vertige perçant

Ses griffes acérées lui ont glacé le sang

Sur sa joue se dessine une larme d’adieu

Par-delà les ténèbres murmure une vive souffrance

Un halo obscurci d’aveuglantes ondées neigeuses

Sous des lames berceuses vient pleurer l’ange évanoui

Par-delà les ténèbres, l’étrange créature s’élance…

(2 mai 2006)



 

Rêve Eveillé 

« Fais de ta vie un rêve et d’un rêve une réalité » 

J’ai cru en lui comme on croit à un rêve

Un pas sage, éphémère des illusions voilées

Dans les bras de Morphée ont brouillé l’univers

J’ai cru en lui comme on croit à un rêve

Sur les pages de mon âme coule à flots l’encre du coeur

Elle déverse ses doux leurres, s’écrit l’histoire au lance-flammes

Le cortège de mes songes devient devient esquisses infinies

Des signes qui dessinent des passages de mensonges

J‘ai cru en lui comme on croit à un rêve

Son souffle s’est brisé, mon coeur s’est endormi

Quand il s’est évanoui, j’ai disparu avec lui…

(27 avril 2006)



 

Un Jour, Mon Ange 

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« Toutes les passions, comme le nom l’indique, viennent de ce que l’on subit au lieu de gouverner » 

Un jour si fort, un lendemain si pâle

Qui me lie encore à l’alcool de ton âme

Dans chacune de mes veines coulent à flots

Ces poisons que tu m’as versés un an plus tôt

Un jour ici, un lendemain ailleurs

Comme rêverie qui s’efface en douceur

Louve à pattes de velours tu as blessé

Quand tes yeux de félin, sur moi, se sont posés

Un jour, j’oublie, un flash et je me noie

Je m’accroche au vide qui déserte mes pas

L’impalpable volupté souffle violent

Des pluies de souvenirs mêlés que j’aime tant

Un jour certain, un lendemain peut-être

Sera le destin qui s’ouvre à nos fenêtres

Tes regards inavoués d’ange-démon

Quelques larmes d’un vent glacé à l’horizon

Un jour, un ange, une lune océan

Ce jour, mon ange, d’or et d’argent

Flamboiera d’innocence et de poudre de feu

Quelques vapeurs d’essence suffira à nous deux

Pour somber, inconscients, comme signe d’adieu

( 24 avril 2006 )



 

Au Fur et à l’Usure

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« Tout comme la poésie, la sculpture ou la peinture, la vie a ses chefs-d’oeuvres précieux » 

Elle est là, innocente et sage

Sant but précis, sans langage

Elle attend l’heure du passage

Qui fera d’elle un coquillage

Chut, faites taire le silence

Le maître entame son ouvrage

La lame fine de la gouge

L’a transpercée jusqu’à son flanc

L’océan de nuages rouges

Fait couler ses larmes de sang

Elle s’immisce et puis se glisse

Jusqu’à l’entraille de ses failles

Le cri strident de la cisaille

Projettent braises d’artifices

L‘éclat tranchant d’un vieil vouge

L’a tailladée, copeaux d’encens

L’océan de nuages rouges

De ses cendres se fait naissant

L‘artiste taille et la détaille

Au supplice de son esquisse

Qui s’enribanne de coraile

Il jette l’encre et ses hélices

Son nom se grave sur l’émail

De sa sculpture, de son caprice

Chut, faites taire le silence

Son âme vit, sort de sa cage !

( 30 août 2005 )



 

Au Charme des Charmettes 

En compagnie de leurs amis musiciens, Madame de Warens et Jean-Jacques Rousseau vous invitent à venir partager la douceur d’une nuit d’été, un soir de l’an 1736… 

 Il était une fois, au milieu d’un jardin

Un voyage lointain

Où l’horizon se noit

Faites honneur à ces voix et suivez le chemin

Une touche légère d’un parfum enivrant

Se dessine dans l’air aux arômes palpitants

Les caresses du vent, d’une valse éphémère

Nous emportes outre-temps sur les pas du mystère

Frénésie harmonieuse aux allures envoûtantes

De vos notes gracieuses qui s’effilent, ruisselantes

Elles s’envolent, charmantes, et se font mélodieuses

Comme étoile filante qui nous souffle berceuse

Vivifiante lueur d’une flamme timide

Qui réchauffe nos coeurs aux rythmes impavides

Claironnante et limpide, elle embaume l’ailleurs

De poussières candides d’un cocon de chaleur

En cette nuit d’été, l’ombre étend son long voile

Sous un ciel pailleté où s’éveillent les étoiles

Il était une fois, au milieu d’une cour

Un délicieux parcours

Où l’horizon se noit

Faites honneur à ces voix qui vous guident sans retour

( 15 août 2005 )



 

Le Chant des Roses 

 

« Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction »

Lueur de mille feux du soleil qui pétille

Dans l’éclat de vos yeux des étoiles scintillent

Les sourires radieux dont vos lèvres s’habillent

Illuminent les cieux d’un parfum de vanille

Douceur fraîche et câline des pétales de rose

Qui vous soufflent, divines, une note grandiose

Et votre ange butine le bonheur de l’osmose

Qui est joie diamantine d’un amour eau de rose

Harmonies de vos pas d’une valse enflammée

Qui crépite et flamboie en plein coeur de l’été

Majestueuse odyssée d’une reine et son roi

Les griffes acérées, l’orchestre nous déploie

Ses accords endiablés, tango ou cha-cha-cha

Viva dolce vita pour nos deux jeunes mariés

( 2 août 2005 )

à Fabrice et Cécile qui se sont dit OUI le 25 juin 2005 !

Je vous aime très fort !



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